Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 23:36

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Ce petit texte est entre autres destiné à répondre à un message reçu dernièrement sur ma boite vocale, la personne n’ayant pas laissé ses coordonnées et le numéro étant masqué je n’ai pas pu la joindre pour lui répondre.

 

La question portait sur le but : valable ou non ?, d’effectuer une analyse dont l’objectif ne serait pas de modifier, voire de guérir, de symptômes ou comportements. La question portait donc sur la « validité » d’un désir d’analyse plutôt basé sur l’envie de se lancer dans cette démarche.

 

Ma réponse est la suivante :

 

Peu importe l’objectif (ou le non objectif) de départ. La psychanalyse est du sur mesure : la plus sûre mesure de son désir.

 

La psychanalyse guérit tous les symptômes, mais son objectif ne se limite pas à cela (voir le séminaire 23 de Lacan le Sinthome), elle délivre de la maladie du mal être.

 

Entreprendre une psychanalyse c’est s’interroger sur la dimension la plus profonde de notre existence : l’Inconscient.

 

Qu’est ce que le Réel ? Qu’est ce que mon désir ? Qu’est ce que l’argent, l’amour, ma liberté…?

 

La cure par la parole, nom que l'on donne à la psychanalyse, ne se résume pas à la parole ordinaire, elle consiste à faire parler l'inconscient ce qui dégage les potentiels de l'individu mieux que toute autre méthode. 


Par V.Gabriel, Psychanalyste, Paris 14
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 13:29

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Lilith,  ou le troisième sexe

 

A l’origine était Lilith, la femme originelle, créée des eaux (o, 0 ou du zéro, du vide).

Se pose alors ici, au creux des écrits mythiques la démonstration même du système inconscient tel que décrit par Lacan : le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire (le R.S.I).

Le Réel, à l’origine du système Inconscient est comme le décrit Lacan : la fente, la béance, le non être, le féminin originaire, Lilith. Il engendre l’Imaginaire inconscient, qui est lui, masculin, l’identité, le phallus inconscient, l’être. L’Imaginaire inconscient crée à son tour le Symbolique : féminin mais cette fois créé du masculin et qui représente le sens des mots.

Une fois la création du système inconscient expliquée, se comprend ensuite aisément le principe du refoulement inconscient : le Réel, l’origine (tel Lilith), qui pourrait être illustré par la scansion, est refoulé par l’Imaginaire (l’être) et celui-ci est à son tour refoulé par le Symbolique (le féminin soumis au masculin).

Ici les sexes et le système Inconscient se dévoilent retrouvant leur complétude ternaire : l’origine (de type féminin), le masculin puis le féminin. Lacan pose ainsi la question du troisième sexe 2. A les comparer, le premier et second féminin sont toutes deux mères : mère de la création ou des pulsions pour l’une, mère de ses propres enfants pour l’autre.

La première engendrant l’autre, Lilith peut également mettre les femmes enceintes : « Quand elle aperçoit une des femmes mentionnées, elle la chauffe : et de cette chaleur la femme conçoit ; elle devient alors enceinte par l’opération du mauvais esprit (*) 3».

Mais pourquoi cette connotation négative (*) dans les textes ? Quelques références explicatives de l’histoire de Lilith….

 « Et Dieu créa les grands monstres marins. Ainsi en fut-il du Léviathan et de sa femelle et de chaque créature vivante qui rampe. Ainsi en fut-il de l’âme d’une créature qui rampe aux quatre coins de monde, à savoir Lilith. Après quoi les eaux furent envahies d’êtres de son espèce. C’est l’eau qui les nourrit 4. »

« L’âme sainte séjournait tantôt du côté male, tantôt du côté femelle, attendu qu’elle émane elle-même des deux côtés.  Dieu fit l’Homme parfait. Il le forma mâle et femelle et la femelle comprise dans le mâle 5. » Ainsi, Lilith « existe », elle est l’origine et Dieu la laisse passer pour donner une âme à Adam qui est, lui, « créé ». Lilith s’unit alors à Adam une fois incarnée, devenant ainsi la partie féminine de l’humanité.

Puis « Dieu fendit Adam, en sépara la femelle et il prépara la femelle telle qu’on prépare une fiancée et qu’on la pare pour l’introduire sous le dais nuptial 6 Lilith devint alors fiancée désignée pour appartenir à Adam.

« Luttant pour son égalité, elle se disputa avec Adam sur le mode de leur rapports. Prononçant le nom de l’ineffable, elle fut envoyée dans les airs…7». En osant parler, Lilith outrepasse ce qui est permis, mais comme le non être et la parole du Réel sont premiers dans le système inconscient : elle est « envoyée en l’air », et retourne ainsi à la pulsion de vie, de création, et surtout à la jouissance.

Cependant, comme elle refuse de retourner auprès d’Adam, elle est maudite (mot dites, oui, elle a prononcé le « nom du père ») : « cent de ses enfants mourront chaque jour » (l’origine se confondant donc parfois avec Dieu, tous les enfants du monde sont les siens). Comment ne pas  entendre ici le « sans enfant » qui vrille les oreilles, cette malédiction (ou mauvaise diction) survivant implicitement dans beaucoup de sociétés : sans homme ou sans enfant : pas de femme ?  Effectivement pas d’être, pas d’identité sans l’Imaginaire ou le Symbolique du système Inconscient, seul le Réel reste, c’est le non être, la béance. Elle s’oppose ainsi aux femmes issues du masculin : à Eve, originelle de la côte d’Adam et à Marie, vierge et mère à la fois, « servante » du seigneur,  dépendantes du masculin par principe (à l’origine).

Lilith paye donc sa liberté de parole au point que si elle ne trouve pas d’enfants à qui prendre l’âme, elle devra s’en prendre à elle-même.

A travers l’histoire de Lilith, nous pouvons tracer le parallèle avec  les structures du système Inconscient et la mythologie (la psychanalyse racontée autrement).

Cette malédiction concernant les enfants, ressemble ainsi au mythe de : Gaïa (la Terre) qui doit reprendre ses enfants en ses entrailles sous le joug d’Ouranos (du Ciel) ou encore à celui de Rhéa (femme de Cronos et mère des Dieux) qui doit voir ses enfants à peine nés dévorés par Cronos (le Temps). Féminin, incarnation du Réel Inconscient, béance de la fente, « condamnées » au non être. Elles se libèreront utilisant leurs enfants, substituts d’identités pour tuer ceux qui les oppriment, car le système inconscient lorsque ses nœuds sont bien noués, revient au non être, au devenir. Et ce devenir, synonyme de Réel Inconscient, gagne toujours. Il incarne alors ensuite en meilleur ou en pire dans la réalité consciente (selon le tissage des nœuds inconscients). 

 

Dans la mythologie ou l’histoire de Lilith, nous pouvons observer le refoulement du Réel inconscient, car d’une manière ou d’une autre, les enfants (qui sont du Réel Inconscient pur) sont refoulés : par Lilith qui doit les tuer,  par Ouranos et Cronos à qui cela ne va pas non plus porter que bonheur puisqu’ils seront tués tous deux par l’un de leurs propres re/jetons. Ces légendes témoignent ainsi une fois de plus du mythe d’Œdipe et de la puissance du retour du refoulé.

D’où la formule si célèbre de Lacan (Lacan, Télévision, p.67) : "Ne veux-tu rien savoir du destin que te fait l'inconscient ?"

 

1.        Lacan séminaire XI, “Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse”, page 31

2.        Lacan, séminaire sur « La topologie et le temps »

3.        Zohar II, 111a-111b

4.        Ben Yochai (S.), Saphra Zohar, le livre des splendeurs, trad française par Jean de Pauly, Maisonneuve et Larose, Paris, 1970, ZI 34a-34b

5.        Zohar III, 18b-19a, le livre des splendeurs

6.        Ibid

7.        Schiller (G), « Lilith », in Encyclopaedia Judaïca, Ketter, Jérusalem 1971, t, XI, pp.245-249

Par V.Gabriel, Psychanalyste Paris 14
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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 20:17

 

 

  Pensador

 

 

  La psychanalyse vous attire?

Vous intrigue ou vous effraie un peu ? Vous n’osez pas….


Vous envisagez d’entreprendre une psychanalyse mais vous n’osez prendre un rendez vous, voire si vous en avez  vraiment envie ou besoin ? Vous pourriez également avoir peur que ce travail soit long ?

Il y a pourtant une chose dont vous pouvez être certain(e) dés aujourd’hui, c’est que vous n’êtes pas arrivé(e)s sur ce site par hasard. Votre inconscient vous met déjà sur la piste d’une solution définitive à vos problèmes.

Pour ce qui concerne la durée de la cure analytique, sachez que les effets des séances sont assez rapides contrairement aux idées reçues. En effet, lorsque l’on est en analyse les symptômes ont tendance à disparaître rapidement car l’Inconscient, enfin écouté, n’a plus la nécessité de les générer.  Il se libère afin de pouvoir traiter la vrai difficulté : la cause du symptôme, quelle qu’elle soit.

Si vous n’osez pas prendre rendez vous tout de suite, je vous propose d’essayer de formuler vos questions par email, en cliquant sur le lien contact de ce site. Vous bénéficierez ainsi d’une  réponse rapide sans pour autant être publié sur le site ou engagé à quoi que ce soit. Je répondrai rapidement et personnellement à votre message.

Même si vous ne vous sentez pas tout à fait près à engager un travail immédiatement, vous pouvez tout à fait prendre contact pour un entretien informel, afin dans un premier temps d’aborder votre besoin, votre désir, vos difficultés et  bénéficier ainsi d’une première écoute, des premiers messages de votre Inconscient.

Ces premiers pas ne vous engagent à rien, mais vous autorisent à prendre en compte vos questionnements.

Faire un travail sur soi est courageux, même si vous n’allez pas au bout de votre démarche vous pourrez vous sentir fier d’avoir envisagé cette solution.

Enfin, il n’est de question superflue, ni de problème dont la solution ne mérite d'être envisagée car rien n’est plus important que votre avenir, que votre devenir.

 

 

Par V.Gabriel, Psychanalyste Paris 14
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 21:05

  

Emerge

 

SOUFFRANCE AU TRAVAIL : LE CERCLE VICIEUX

 

Le « stress » au travail, avec par exemple : les très prônés déjeuners d’affaires ou à la cantine, entre collègues, avec son manager (mot très proche de « manger », au petit a près) peuvent nous  polluer jusqu’au symptôme : anorexie, nausées et vomissement, douleurs abdominales, boulimie, obésité, ulcère, constipation, diarrhée, colites, colites muco-membraneuses. Sans parler bien sur exclusivement des repas, le stress au travail peut aller jusqu’à la dépression grave voire à la tentative de suicide, puisque puisant sa force dans nos signifiants inconscients….et dans ce qui se joue/rejoue au travail.

Concernant les symptômes autour des repas, notons au passage que l’on ne mange jamais seul …inconsciemment. On s’exécute généralement  avec son père, sa mère ou toute autre figure dont le Surmoi inconscient pourra se revêtir.....nous sommes ici dans les nourritures affectives. D’où un écrasement supplémentaire, notre patron/ manager /Client peut nous renvoyer directement à une figure paternelle ou maternelle mais cette fois, celle ci peut être tyrannique et totalement dénuée de sentiments.

Il est intéressant de constater que ces symptômes précisément cités plus haut se retrouvent également dans le livre : « Le Principe de Peter » de Laurence J.Peter & R.Hull, (pages 96 & 97), et ont été énoncés un à un par des médecins à  qui l’auteur avait posé la question suivante : « quelles conditions physiques observez-vous le plus souvent chez les gens qui ont réussi ? ».

Les médecins affirmèrent également que beaucoup de ces symptômes se présentaient sans qu’il existe d’état pathologique organique.

Laurence J.Peter relie ces symptômes au fait qu’une personne aie réussi, soit « arrivée », c'est-à-dire pour lui : arrivée à un poste où elle ne se sent pas à l’aise voire qu’elle ne peut assumer. Mais d’un point de vue psychanalytique cela est en fait tout autre chose….

Votre médecin vous dira probablement : « c’est le stress », Laurence J Peter vous dit « c’est votre incompétence » et bien je vous dirais plutôt, c’est : « votre rapport au travail, à votre père, à votre mère et à bien d’autres raisons inconscientes encore, d’où la liste non exhaustive des symptômes».

 

       Etymologie  du mot « travail » : du latin « tripalium » : instrument de torture.

Etymologie  du mot « travailler », jusqu’au XVIème siècle : « Tourmenter », « Souffrir ».

 

Revenons au principe de Peter , celui-ci énonce que : « tout individu tend à s’élever jusqu’ à un poste où il atteindra son niveau d’incompétence ».  Etayant sa théorie, Laurence J Peter dépeint un système où l’individu travaillant en entreprise est condamné à respecter les lois de : l’incompétence, la mise au placard, du piston obtenant des résultats supérieurs à l’ambition, ….L’ordre d’un monde parfait selon certains systèmes existants que seules la « super compétence » (créativité, imagination, pro activité, plaisir à ce que l’on fait…) ou « la super incompétence » (incompréhension/inertie, agissements totalement décalés…) peuvent mettre en danger, empêchent de tourner.

Un monde du travail où les « super compétents » (ou « super incompétents ») sont la cible de licenciements ou de harcèlement visant clairement à les exclure puisque dérangeant le système et menaçant sa hiérarchie au plus haut point. L’empêchant de fonctionner, de s’appliquer strictement.

Force est de constater que les lois de certains systèmes semblent effectivement parfois être faites pour reproduire celui-ci indéfiniment, implacablement de manière à conserver ses têtes, ses privilèges, ses rouages de Goliath. Ceci peut s’observer à tous les niveaux, et pour parler uniquement des plus grandes institutions, les systèmes :

-          Etatiques ou administratifs (éducation, système politique…)

-          Religieux (quelle que soit la religion dont on parle)

Tous les systèmes auxquels nous sommes soumis visent à un certain ordre, ainsi depuis l’école primaire jusqu’à notre mort (car il faut bien la gérer aussi) entendons nous « souvent » les messages suivants : faits ceci/ cela, soit celui-ci/celle là, on nous développe : notre Surmoi inconscient. Celui-ci « fleurira » jusqu’à nous envahir, telle une mauvaise herbe, soit disant pour notre bien pour finalement nous « coincer en tous sens». Sous le poids du Surmoi inconscient, notre Moi inconscient est alors écrasé dans un coin. Soumis aux lois du père (comprendre ici les lois du sens, du signifié) où rien n’est jamais père/mis.

Par delà notre éducation, nous pouvons aussi être entraînés dés notre entrée dans le monde du travail par des lois décrites selon le principe de Peter.  Notre Surmoi inconscient déjà par trop développé peut alors finir par nous « engloutir ».

Coincés dans une réalité déprimante (métro/boulot/dodo) au cœur d’un système qui nous écrase par son principe même où celui qui tente de changer un pouce (pousse) du mécanisme par sa personnalité individuelle (afin de rendre les choses plus efficaces, plus faciles à vivre, plus légères pour lui)…est finalement broyé pour l’intérêt général.

Psychanalytiquement on conçoit alors très bien que le Moi inconscient (pulsions de conservation) déjà totalement soumis par principe au Surmoi inconscient (lois, impératifs catégoriques, morale, lois parentales …) n’a aucune chance de s’en sortir.

Seule la libération du Ça (réf : (*) seconde topique Freudienne) va permettre à l’individu de se réinventer, de recréer sa vie, de réinventer sa réalité en fonction de ses réels désirs.

Les associations libres et autres jeux de mots, l’interprétation des rêves, des lapsus, des actes manqués avec l’analyste vont permettre de révéler à l’individu « parlé » (par les autres, les différents systèmes, …) les messages de son inconscient et le conduire sur la voie/voix royale de son désir ainsi enfin révélé.

Une fois porté par ce désir, comme on le serait sur un tapis volant, c’est alors chaussé de bottes de sept lieues que l’individu va pouvoir prendre du recul par rapport à sa réalité quotidienne, le pourquoi de celle-ci et trouver alors les portes ouvrant sur la réussite matérielle et affective qui elle engendre la « grande santé » psychique et physique.

 La détresse de la souffrance au travail est extrêmement dangereuse et peut pousser au suicide, on peut ici noter que tous les individus prêts et/ou sujets au suicide que celui-ci s’effectue de manière indirecte : abus d’alcool, consommation de drogues, comportements à risques….ou directe : tentative de suicide ont souvent ceci en commun qu’ils n’ont pas conscience de leur valeur, celle ci liée à celle de leur désir inconscient.

Rien n’est plus important que votre santé psychique car de celle-ci dépend toute votre vie.

Si vous ou l’un de vos proches ressentez des difficultés à vivre ce stress, cette souffrance au travail, je vous invite à prendre rapidement rendez vous à mon cabinet afin de résoudre ces problèmes.

Discrétion et efficacité assurée.

 

(*) Seconde topique Freudienne : l’Inconscient est composé du Ça, du Moi et du Surmoi

Par V.Gabriel, Psychanalyste Paris 14
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 21:40

QU’EST-CE QUE L’INCONSCIENT ?

 

piscina en hierro 1

 

 

En partant de phrases récoltées lors d’un cartel du Cercle Psychanalytique de Paris, et avec l’autorisation de celui-ci, je souhaiterais vous faire part de ce qu’est et comment fonctionne : notre Inconscient.

A la question lancée : « Qu’est ce que l’Inconscient ? »

Chaque psychanalyste autour de la table lança une phrase en réponse, et ce, condition sine qua non : sans réfléchir !! Voici quelques une de leurs réponses.

 

 

          L’INCONSCIENT EST :           

                                                             Un sac d’os !

                                                             La menthe à l’eau !

                   Une chaussure rouge !

                   Un Arlequin !

                   Un chien osseux !

                   Une mer agitée !

                   Un foulard dans le vent !

 

Tous ces mots vous semblent bien loin d’une définition classique de ce qu’est l' Inconscient pour Freud ou Lacan…et pourtant… l’Inconscient est fait de mots, en y appliquant le précepte des signifiants et des jeux de mots nous obtenons alors des réponses exactes et très précises.

 

Voici la signification de ces phrases :

 

-          Un sac d’os => un Ça c’est de l’ «o» = eau = la jouissance (car dans l’inconscient l’eau que rien n’arrête et qui peut passer partout est synonyme de jouissance) et des «S»= des signifiants (*définition en fin d'article)

 => Le Ça c’est de la jouissance et des signifiants (on peut difficilement être plus précis !)

 

-          La menthe à l’eau => l’amante à l’o = le zéro, le vide => l’Inconscient est l’amante du vide createur = le non être

 

-          Une chaussure rouge => du chaud sur rouge => de la lave en mouvement => l’Inconscient est de la lave en mouvement ou encore : un mouvement lavant

 

-          Un Arlequin => un art : le «quine» (étymologiquement du latin «quini» = «cinq par cinq») => l’Inconscient est l’art du cinq = l’art de l’étoile à cinq branches qui sont : le sein, le rien, les fèces, la voix, le regard =>  l’art de l’objet petit a  (**définition en fin d’article).

 

-          Un chien osseux => un chi en eau ce => une énergie en jouissance démonstrative

 

-          Une mer agitée => le gite de la mère = la place du changement et du petit a

 

-          Le foulard dans le vent => le fou de l’art du vent => l’art du souffle vital de la folie créatrice

 

  

Et vous quelle phrase vous vient en tête ?

Et surtout : quel est le message de votre Inconscient ?

  

 

Rien n’est plus important que votre santé psychique car de celle-ci dépend toute votre vie.

Si vous ressentez des difficultés, qu’elles soient : sentimentales, identitaires, économiques ou encore psychiques, je vous invite à prendre rapidement rendez vous à mon cabinet.

Discrétion et efficacité assurée.

 

 

* Définition de signifiant : un signifiant est l'image acoustique d'un mot. Ce qui importe dans un mot, ce n'est pas sa sonorité en elle-même, mais les différences phoniques qui le distinguent des autres.

**Définition de l’objet a : cette expression décrit le désir comme phénomène caché à la conscience, son objet étant un manque à être : radicalisation de la théorie Freudienne selon laquelle la libido se prête peu à la satisfaction.

 

 

Par V.Gabriel, Psychanalyste, Paris 14
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  • : Virginie Gabriel, Psychanalyste Lacanienne Paris 14ème. Membre du Cercle Psychanalytique de Paris. Psychanalyse, thérapie analytique individuelle et de couple. Coaching, groupes de paroles, médiation et accompagnement au changement. Consultations ouvertes à tous. Rendez-vous au : 06 67 44 49 13
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