SOUFFRANCE AU TRAVAIL : LE CERCLE VICIEUX
Le « stress » au travail, avec par exemple : les très prônés déjeuners d’affaires ou à la cantine, entre collègues, avec son
manager (mot très proche de « manger », au petit a près) peuvent nous polluer jusqu’au symptôme : anorexie, nausées et vomissement,
douleurs abdominales, boulimie, obésité, ulcère, constipation, diarrhée, colites, colites muco-membraneuses. Sans parler bien sur exclusivement des repas, le stress au travail peut aller jusqu’à
la dépression grave voire à la tentative de suicide, puisque puisant sa force dans nos signifiants inconscients….et dans ce qui se joue/rejoue au travail.
Concernant les symptômes autour des repas, notons au passage que l’on ne mange jamais seul …inconsciemment. On s’exécute
généralement avec son père, sa mère ou toute autre figure dont le Surmoi inconscient pourra se revêtir.....nous sommes ici dans les nourritures
affectives. D’où un écrasement supplémentaire, notre patron/ manager /Client peut nous renvoyer directement à une figure paternelle ou maternelle mais cette fois, celle ci peut être tyrannique et
totalement dénuée de sentiments.
Il est intéressant de constater que ces symptômes précisément cités plus haut se retrouvent également dans le livre : « Le Principe
de Peter » de Laurence J.Peter & R.Hull, (pages 96 & 97), et ont été énoncés un à un par des médecins à qui l’auteur avait posé la
question suivante : « quelles conditions physiques observez-vous le plus souvent chez les gens qui ont réussi ? ».
Les médecins affirmèrent également que beaucoup de ces symptômes se présentaient sans qu’il
existe d’état pathologique organique.
Laurence J.Peter relie ces symptômes au fait qu’une personne aie réussi, soit « arrivée », c'est-à-dire pour lui : arrivée à un
poste où elle ne se sent pas à l’aise voire qu’elle ne peut assumer. Mais d’un point de vue psychanalytique cela est en fait tout autre chose….
Votre médecin vous dira probablement : « c’est le stress », Laurence J Peter vous dit « c’est votre incompétence » et
bien je vous dirais plutôt, c’est : « votre rapport au travail, à votre père, à votre mère et à bien d’autres raisons inconscientes encore, d’où la liste non exhaustive des
symptômes».
Etymologie du mot « travail » : du latin « tripalium » : instrument de torture.
Etymologie du mot « travailler », jusqu’au XVIème siècle :
« Tourmenter », « Souffrir ».
Revenons au principe de Peter , celui-ci énonce que : « tout individu tend à s’élever jusqu’ à un poste où il atteindra son niveau
d’incompétence ». Etayant sa théorie, Laurence J Peter dépeint un système où l’individu travaillant en entreprise est condamné à respecter les
lois de : l’incompétence, la mise au placard, du piston obtenant des résultats supérieurs à l’ambition, ….L’ordre d’un monde parfait selon certains systèmes existants que seules la
« super compétence » (créativité, imagination, pro activité, plaisir à ce que l’on fait…) ou « la super incompétence » (incompréhension/inertie, agissements totalement
décalés…) peuvent mettre en danger, empêchent de tourner.
Un monde du travail où les « super compétents » (ou « super incompétents ») sont la cible de licenciements ou de
harcèlement visant clairement à les exclure puisque dérangeant le système et menaçant sa hiérarchie au plus haut point. L’empêchant de fonctionner, de s’appliquer strictement.
Force est de constater que les lois de certains systèmes semblent effectivement parfois être faites pour reproduire celui-ci indéfiniment,
implacablement de manière à conserver ses têtes, ses privilèges, ses rouages de Goliath. Ceci peut s’observer à tous les niveaux, et pour parler uniquement des plus grandes institutions, les
systèmes :
- Etatiques ou administratifs (éducation, système politique…)
- Religieux (quelle que soit la religion dont on parle)
Tous les systèmes auxquels nous sommes soumis visent à un certain ordre, ainsi depuis l’école primaire jusqu’à notre mort (car il faut bien la
gérer aussi) entendons nous « souvent » les messages suivants : faits ceci/ cela, soit celui-ci/celle là, on nous développe : notre Surmoi inconscient. Celui-ci
« fleurira » jusqu’à nous envahir, telle une mauvaise herbe, soit disant pour notre bien pour finalement nous « coincer en tous sens». Sous le poids du Surmoi inconscient,
notre Moi inconscient est alors écrasé dans un coin. Soumis aux lois du père (comprendre ici les lois du sens, du signifié) où rien n’est jamais père/mis.
Par delà notre éducation, nous pouvons aussi être entraînés dés notre entrée dans le monde du travail par des lois décrites selon le principe
de Peter. Notre Surmoi inconscient déjà par trop développé peut alors finir par nous « engloutir ».
Coincés dans une réalité déprimante (métro/boulot/dodo) au cœur d’un système qui
nous écrase par son principe même où celui qui tente de changer un pouce (pousse) du mécanisme par sa personnalité individuelle (afin de rendre les choses plus efficaces, plus faciles à
vivre, plus légères pour lui)…est finalement broyé pour l’intérêt général.
Psychanalytiquement on conçoit alors très bien que le Moi inconscient (pulsions de
conservation) déjà totalement soumis par principe au Surmoi inconscient (lois, impératifs catégoriques, morale, lois parentales …) n’a aucune chance de s’en sortir.
Seule la libération du Ça (réf : (*) seconde topique Freudienne)
va permettre à l’individu de se réinventer, de recréer sa vie, de réinventer sa réalité en fonction de ses réels désirs.
Les associations libres et autres jeux de mots, l’interprétation des rêves, des
lapsus, des actes manqués avec l’analyste vont permettre de révéler à l’individu « parlé » (par les autres, les différents systèmes, …) les messages de son inconscient et le conduire
sur la voie/voix royale de son désir ainsi enfin révélé.
Une fois porté par ce désir, comme on le serait sur un tapis volant, c’est alors
chaussé de bottes de sept lieues que l’individu va pouvoir prendre du recul par rapport à sa réalité quotidienne, le pourquoi de celle-ci et trouver alors les portes ouvrant sur la réussite
matérielle et affective qui elle engendre la « grande santé » psychique et physique.
La détresse de la souffrance au
travail est extrêmement dangereuse et peut pousser au suicide, on peut ici noter que tous les individus prêts et/ou sujets au suicide que celui-ci s’effectue de manière indirecte : abus
d’alcool, consommation de drogues, comportements à risques….ou directe : tentative de suicide ont souvent ceci en commun qu’ils n’ont pas conscience de leur valeur, celle ci liée à celle de
leur désir inconscient.
Rien n’est plus important que votre santé psychique car de celle-ci dépend toute
votre vie.
Si vous ou l’un de vos proches ressentez des difficultés à vivre ce stress, cette
souffrance au travail, je vous invite à prendre rapidement rendez vous à mon cabinet afin de résoudre ces problèmes.
Discrétion et efficacité assurée.
(*) Seconde topique Freudienne : l’Inconscient est composé du Ça, du Moi et du Surmoi